Bierrisima, la bière au goût de sororité

A l’été 2018, Maryse Picard, sommelière de bière à l’Empire du Malt à Clermont-Ferrand, a rejoint une association visant à mettre en lumière les femmes dans le monde de la bière (brasseuses, cavistes, zythologues) : Bierrisima. Une évidence pour cette amoureuse du houblon.

Maryse Picard n’est pas féministe. « Je ne m’y retrouve pas politiquement », assure-t-elle. Pourtant, cette sommelière de bière de quarante ans participe à un projet respirant  l’empowerment : la Bierrissima, une bière en brassage collaboratif entre femmes. Elle se renseigne et trouve, en quelque clics le projet. Elle s’y associe dès juillet 2018. Pourquoi ? « Que les gens sachent qu’il y a des femmes qui s’investissent, qu’on existe dans l’univers de la bière ».

En douze ans de carrière aux côtés de l’orge et du houblon, la curiosité gustative de Maryse Picard n’a cessé de grandir. Concevoir sa propre bière a rapidement été une évidence, comme rejoindre Bierrissima. Sa créatrice, Elisabeth Pierre, zythologue et autrice du Guide Hachette des bières est une amie. « Elle m’a transmis sa passion pour la bière, je lui dois beaucoup », s’émeut-elle.

Maryse voit aussi dans Bierrissima, une manière de découvrir, côtoyer et s’inspirer des « guerrières » du monde brassicole, parce que « la bière c’est l’aventure, lance-t-elle. Autant gustative qu’humaine ! »

Noyer les clichés

Dans son regard, à travers ses lunettes argentées, une volonté de transmettre sa passion, tout en noyant les clichés. « J’ai horreur quand les clients me demandent ‘une bière de fille’, lance-t-elle. Sous-entendu, une bière fruitée, légère, trop sucrée… Je veux briser l’idée selon laquelle les femmes n’ont pas le palais pour goûter des bières de caractère. »

Même si, au sein de l’Empire du Malt, cette auvergnate d’adoption se considère plutôt privilégiée, elle n’a pas moins conscience des difficultés que peuvent rencontrer certaine de ses consœurs. « Dans certains salons, j’ai des amies brasseuses qui m’ont confié que certains clients s’approchaient en voulant s’adresser au mari », remarque-t-elle.

Toutefois, cette Québécoise passionnée de houblon nuance ses propos :


« La bière a connu une prospérité soudaine et de nombreux produits font leur arrivée sur le marché. Il est logique que les femmes y soient associées ! »

Maryse Picard insiste également sur l’intérêt de l’association, où des femmes sont valorisées pour leur savoir-faire brassicole. « Je suis fière d’avoir participé à ce projet. D’autant plus que le résultat est plus que satisfaisant ! »

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